Freelance et digital nomade : impressions et retour d’expérience

Je suis tombée au hasard de mes découvertes de podcasts sur la chaîne Hindspired, principalement consacrée au développement personnel, aux voyages et à l’inspiration sous toutes ses formes (d’où le joli jeu de mot avec le prénom de notre hôte, Hind). Au détour de mon écoute, alors que j’étais dans le train, comme d’hab, je me suis attardée sur deux très bons épisodes qui analysaient le phénomène des digital nomades.

Pour schématiser, il s’agit des freelances qui décident de plaquer la vie parisienne pour aller vivre à Bali, à Lisbonne ou sur le causse du Larzac, un MacBook Air sous le bras. Avec la multiplication des opportunités professionnelles dans le web, les billets d’avion de moins en moins cher et la démocratisation de la connexion WiFi, le phénomène a pu prendre facilement de l’ampleur.

Qui sont les digital nomades ?

Le digital nomade type est généralement (mais pas uniquement) :

  • un.e travailleur.se indépendant.e de la génération Y
  • dans le domaine du webmarketing, du graphisme, du coaching ou du développement personnel
  • sans enfant
  • avec un besoin de donner un sens à sa vie et de trouver un équilibre entre boulot et aspirations personnelles.

J’ajouterais un point qui me parle tout particulièrement : le/la digital nomade a réellement envie de prendre sa place dans le monde du travail, mais n’est pas (ou plus) prêt.e à se sacrifier dans le carcan du salariat, qu’il considère comme une prison. 

On est en droit de penser que le/la digital nomade est – et c’est tellement cliché – toujours installé.e sur un transat les pieds dans l’eau ou dans un coffee shop super tendance à l’autre bout du monde, mais ce serait réducteur… Pour l’avoir expérimenté, bosser sur une plage n’est PAS DU TOUT pratique, surtout quand il faut livrer un document à l’heure dite et que la connexion internet est très aléatoire.

Alors là c’est moi en train de bosser l’été dernier à Palavas. J’ai galéré comme jamais !

Pourquoi je suis devenue digital nomade ?

Je pense que j’étais une digital nomade avant que le terme existe. Et pourtant je n’ai pas de passeport ! Mon nomadisme digital à moi est lié au fait que je dois souvent me rendre à Paris alors que j’ai choisi de m’installer en Bretagne. Alors non, bosser les pieds dans l’eau, très peu pour moi, mais j’adore être chez moi, chez des amis, dans un café, dans un espace de coworking, dans un salon en gare, dans le train… A l’instar des chats, je suis paaaartout chez moi :-). Les seules conditions pour que je travaille bien sont du calme, du WiFi et des croquettes du thé.

Il ne suffit pas d’avoir un job dans le web et un passeport en cours de validité pour réussir sa transition de digital nomade. Il faut être en mesure de s’autogérer, de se motiver chaque jour, se fixer son propre cadre de travail et de prendre complètement le pouvoir sur son organisation professionnelle (ce qui est quasiment impossible quand on est salarié).

Heureusement, l’indépendance a toujours fait partie de ma personnalité, donc je me suis bien adaptée à ce style de vie exigeant. Sans un minimum d’organisation et une bonne connexion internet, c’est l’échec assuré… Et puis, j’avoue, j’ai toujours détesté papoter à la machine à café, donc ce genre de rituel social ne me manque pas DU TOUT (#jaimepaslesgens).

Pour résumer…

Etre digital nomade n’est pas un simple effet de mode, c’est à mon avis une tendance de fond :

  • en réaction au contraintes toujours plus folles des postes salariés
  • en réponse au coût de la vie dans les grandes villes françaises
  • favorisée par l’essor des métiers du web et de la démocratisation des voyages
  • propulsée par une génération de trentenaires qui ne veulent pas forcément vivre la même vie que leurs parents
  • mais qui n’est pas adapté à tous les caractères ni à tous les styles de vie…

En tout cas, c’est un style de vie qui me convient très bien. Et vous ?

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